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NOUVEAU
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Le fil rouge de ce blog : la laine, le tricot. Avec trois rubriques :
- Au fil des mots : anecdotes, réflexions, informations concernant la laine, le tricot.
- Au fil du temps : grandes et petites histoires de laine et de tricot
- Au fil des pages : une citation à propos de laine et de tricot.
Il est possible de retrouver les diverses rubriques des anciens billets dans les diverses pages de la rubrique ARCHIVES :
Au fil des mots : Bonnet, brassière et compagnie
Pour le démarrage de mon activité professionnelle, j'ai choisi de réaliser des vêtements tricotés pour les bébés. Plus précisément pour les bébés de petite taille, prématurés, jumeaux, triplés. C'est un domaine où les demandes, les attentes des parents sont réelles, mais où les offres demeurent restreintes.
Les bonnets, brassières, pantalons, chaussons que je propose sous la dénomination Les Titous de Francinelle, sont adaptés pour les bébés mesurant 40-45cm. Mais, comme on le sait bien, il n'y a pas une taille unique prémas. Aussi, dans le cadre du Tricot à la demande il est possible de choisir son modèle, ses couleurs, ses points et motifs. Ensuite je tricote le vêtement selon vos consignes. Pour l'instant cela concerne aussi les bébés : toutes tailles prémas, taille Naissance, taille 3 mois.
Pourquoi seulement pour les bébés ?
En premier lieu car il y a une multitude de jolis modèles, très agréables à faire. Ensuite car ces vêtements sont réalisables en quelques heures, en utilisant un nombre restreint de pelotes de laine (1à 4 selon les modèles).
Des vêtements pour les grands enfants, les adultes, j'en tricote souvent : cadeaux offerts à la famille, aux amies. Pour les réaliser, il faut beaucoup, beaucoup plus de laine, beaucoup, beaucoup plus de temps. Conséquence, en cas de commercialisation, un coût important, très (trop ?) important.
Voilà pourquoi mon catalogue actuel est spécialement dédié aux bébés. Dans les semaines, les mois à venir, d'autres nouveautés viendront enrichir l'éventail des modèles proposés.
Au fil du temps : 1926, des annonces dans la presse.
C'est au début des années 1920 que les filatures françaises proposent la vente par correspondance, de laine au détail. D'abord pour écouler des fins de série. Mais rapidement aussi pour capter une nouvelle clientèle, celle des tricoteuses, mères de famille, grands-mères... Rien à voir avec les clients habituels, essentiellement des industriels de la bonneterie.
Dans l'hebdomadaire L' ILLUSTRATION, en 1926, les Filatures de la Redoute font passer, à plusieurs reprises, ces deux versions d'annonces.
Avec pour argumentaire : la vente directe d'usine, un coût bien moindre.
Avec un cadeau pour chaque cliente : un abonnement à la revue Pénélope (*)
Certainement pas inspiré par un quelconque féminisme, le dessin qui accompagne l'annonce est proposé en deux versions graphiques différentes. Echeveaux, pelotes de laine, aiguilles à tricoter, tout est là. Il n'y a plus qu'à se mettre à l'ouvrage.
(*) La revue Pénélope a vu le jour en 1925. Dans chaque numéro, des modèles de travaux de laine et de mode. Peut-être une autre histoire dans un prochain billet de ce blog...
Au fil des pages : Jacques Brel.
Et un point à l'envers, et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph, un point pour Saint Thomas.
Pour faire une bonne dame patronnesse
Tricoter tout en couleur caca d'oie
Ce qui permet, le dimanche, à la grand messe,
De reconnaître ses pauvres à soi.
Et un point à l'envers, et un point à l'endroit
Un point pour Saint Joseph, un point pour Saint Thomas.
"La dame patronnesse"
Jacques Brel
Au fil des mots : Artisanalement
Tricoter, c'est ma grand-mère maternelle, Marie-Léonie, qui me l'a appris. J'avais 6 ans.
Depuis lors je tricote : des gilets, des chandails, des brassières, des gants, des chaussettes, des moufles, des chaussons, des doudous, des écharpes, des poupées, des boules de Noël, des pantalons, des bérets, des vestes, des robes, des cache-coeurs, des châles, des ponchos...
Je tricote pour les fêtes, les anniversaires, la rentrée des classes, les naissances, les cadeaux divers...
Je tricote pour la famille, les enfants, les petits-enfants, les ami(e)s, leurs enfants, leurs petits-enfants...
Pendant toutes ces années je tricotais pendant mes temps de loisirs, mes vacances. Depuis le 1er juillet dernier, je tricote pour mon entreprise Les mailles de Francinelle. A temps plein. Quand je veux. Aussi longtemps que je veux.
Le plaisir est toujours là. Intact. Plaisir de réaliser de mes mains de jolis vêtements. Vêtements uniques, tous différents dans leurs modèles, leurs couleurs, leurs points, leurs motifs...
Des aiguilles, de la laine : le travail peut commencer, maille après maille. Artisanalement.
Au fil du temps : L'invention de la machine à tricoter.
Angleterre, seconde moitié du XVIe siècle. Le révérend William Lee( ? - 1610) n'est pas seulement pasteur, il est également inventeur. Il a mis au point la première machine à tricoter des chaussettes, des bas. Cette invention ne rencontre pas immédiatement le succès escompté. En effet, la reine Elisabeth 1ère d'Angleterre refuse de lui délivrer un privilège pour ouvrir une manufacture. car elle redoute que cette invention n'entraîne un important chômage.
William Lee s'expatrie donc en France. Il envisage la création d'une manufacture à Rouen. L'assassinat du roi Henri IV (1610) met un terme à ce projet.
En Angleterre, par contre, le gouvernement a compris l'intérêt économique du tricotage mécanique. Il s'assure le monopole de son développement, interdisant toute exportation des machines.
En France, Colbert dépêche secrètement en Angleterre Jean Hindret. Avec pour mission de rapporter les plans de cette machine à tricoter des chaussettes, des bas. On le voit, l'espionnage industriel est déjà florissant ! Mission réussie : au retour en France de Jean Hindret, le roi Louis XIV ouvre la 1ère manufacture française de bonneterie.
Je tricote à la main. Mais je tricote aussi à la machine. Une machine à tricoter que je bichonne sans cesse. Pas facile de trouver pièces de rechange et réparateur !
Au fil des pages : 1941, en Bourbonnais.
Mélie avait "brocheté" une écharpe multicolore. " A la guerre comme à la guerre, la laine est une denrée rare" précisait la brave femme qui avait cousu la dite écharpe en "Marie-Claire", sorte de passe-montagne adopté par les filles en ces années difficiles.
Suzanne Lavisse-Serre
"Paysans sans terre"
page 135
Editions de L' Ecir 2004
Avec Les mailles de Francinelle, jamais deux pareils.
Avec Les mailles de Francinelle, l'unique est la règle.